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Glossaire

acétylcholine : neurotransmetteur des synapses motrices qui, dans le cas de la jonction neuro-musculaire, se lie à un récepteur de type nicotinique permettant ainsi la contraction musculaire.

acétylcholinestérase : enzyme qui dégrade l'acétylcholine dans la synapse.

acide lactique : Produit issu de la cascade de réactions qu’entraîne la dégradation du glucose lors de la production d’ATP, le carburant de la cellule. L’accumulation de ce composé nuit à la poursuite de l’effort musculaire.

actine : protéine abondante dans les cellules eucaryotes dont la forme monomérique ou globulaire (actine G) donne par polymérisation un filament protéique hélicoïdal (actine F), constituant majeur du cytosquelette et qui fait partie de l'appareil contractile du muscle strié.

aponévrose : On distingue l’aponévrose d’insertion qui désigne le prolongement tendineux de la fibre musculaire, de l’aponévrose de revêtement, terme utilisé dans la terminologie française traditionnelle pour désigner des lames de tissu conjonctif dense correspondant aux fascias de la nouvelle terminologie.

ATP : Adénosine TriPhosphate, molécule représentant la principale forme d'énergie immédiatement utilisable par la cellule pour son fonctionnement.

axone : prolongement d'un neurone qui rejoint un autre neurone ou qui atteint un organe.

canal ionique : constitué de protéines qui traversent la double couche lipidique des membranes cellulaires, il forme un pore permettant à certains ions de diffuser à travers elles. Certains canaux ioniques, qualifiés de voltage-dépendants, sont activés par une variation du potentiel de membrane, d'autres sont activés par un ligand, par exemple un neurotransmetteur.

cavéoles : invaginations vésiculaires dont l’une des principales protéines constitutives est la cavéoline. A ce niveau se situent des complexes protéiques impliquant la dystrophine, de très nombreux récepteurs membranaires à hormones ou à neuromédiateurs (acétylcholine, adrénaline-noradrénaline, ocytocine, vasopressine, etc.), des canaux calcium.

cardiomyocytes : cellules musculaires cardiaques.

cellule plurinucléée : le RMC est un syncitium vrai, il résulte de la fusion de plusieurs cellules non différenciées à noyaux uniques appelées myoblastes.

cellules satellites : cellules capables, dans certaines conditions, de se multiplier et de reformer des fibres musculaires. Elles sont à la base de la régénération qui s'effectue normalement après une destruction du muscle (traumatisme, infection, ...).

cellules souches : elles sont caractérisées par leur capacité à s'autorenouveler en se divisant, puis à se différencier en différents types cellulaires constitutifs de nos tissus.

contractilité : capacité de se contracter avec force en présence d'une stimulation appropriée.

cortex moteur : partie du cerveau constituée de neurones et qui commande, entre autre, les mouvements.

cytosquelette : armature cellulaire. Dans la cellule musculaire, le cytosquelette est en partie composé des éléments contractiles, les myofibrilles, mais aussi de la dystrophine et des protéines qui lui sont associées.

élasticité : capacité des fibres musculaires de s'étirer et de reprendre leur longueur de repos après l'étirement.

influx nerveux : signal électrique envoyé par un neurone pour stimuler une cellule telle que les fibres musculaires ou un autre neurone. C'est le mouvement de molécules chargées (les ions) qui crée le courant électrique.

innerver : atteindre un organe en parlant d'un nerf.

ion : atome ou groupement d'atome portant une charge électrique positive ou négative.

jonctions communicantes : des cellules adjacentes peuvent être unies entre elles par des petits canaux intercellulaires tubulaires qui permettent le passage direct d’électrolytes et de petites molécules comme des seconds messagers (Ca2+ par exemple) ou des métabolites (permettant par exemple un couplage électrique). On les appelle également jonctions à trou, ou gap-junctions, ou jonctions lacunaires, ou encore nexus.

jonction neuro-musculaire : jonction entre deux cellules nerveuses ou une cellule nerveuse et une cellule musculaire par laquelle se transmet l'influx nerveux. La transmission de l'influx nerveux d'une cellule à l'autre se fait par libération d'un médiateur chimique dans l'espace entre les 2 cellules, appelé fente synaptique.

maladies neuromusculaires : maladies majoritairement d'origine génétique qui aboutissent à une détérioration progressive des muscles.

matrice extra-cellulaire : elle est présente à tous les niveaux de l'organisme, mais son abondance et sa composition varient selon les tissus. Elle est constituée de macromolécules comme des polysaccharides, et des protéines fibreuses de structure (collagène et élastine) ou d’adhérence (fibronectine et laminine) baignant dans une substance fondamentale, amorphe en microscopie. Comme elle emplit l'espace entre les cellules, la matrice extra-cellulaire est impliquée aussi bien dans les contacts directs entre cellules que dans l'action des diverses molécules de signalisation.

membrane post-synaptique : membrane musculaire qui reçoit l'influx nerveux ayant traversé la synapse.

membrane pré-synaptique : membrane qui limite l'extrémité du nerf. Elle libère l'influx nerveux (sous forme de molécules d'acétycholine) dans la synapse.

mitochondrie : organite intracellulaire d'origine symbiotique, à peu près de la taille d'une bactérie, qui assure la phosphorylation oxydative et produit la plus grande partie de l'ATP nécessaire aux cellules eucaryotes.

moelle épinière : structure nerveuse située dans la colonne vertébrale qui s'étend de la base du cerveau au bas du dos et qui transmet les messages du cerveau aux différents organes et tissus. La moelle épinière contient de nombreux neurones dont les prolongements sont regroupés dans plusieurs nerfs qui innervent les différentes régions du corps.

motilité : faculté de se mouvoir que possède un corps ou une partie d’un corps (mobilité : caractère de ce qui peut être déplacé ou de ce qui se déplace par rapport à un lieu, à une position. Ex : la mobilité du mercure).

motoneurone : cellule nerveuse transmettant les ordres de la motricité entre la moelle épinière et les muscles qui vont effectuer le mouvement commandé. Ces cellules sont situées dans la partie avant (corne antérieure) de la moelle épinière. Le motoneurone est constitué d'un corps cellulaire, qui contient le noyau, et d'un prolongement ou axone qui va se connecter au motoneurone suivant ou à un muscle par l'intermédiaire de la plaque motrice (synapse).

muscle non volontaire : muscle dont la commande ne dépend pas de la volonté.

muscle volontaire : muscle dont la commande dépend de la volonté.

muscles lisses : ils sont situés dans les parois des vaisseaux sanguins, du tube digestif, et de certains organes comme l'utérus. Leur commande ne dépend pas de la volonté. Leur constitution n'est pas tout à fait la même que celle des muscles squelettiques (ils n'en ont pas l'aspect strié).

muscles striés ou squelettiques : rattachés au squelette, ils s'insèrent sur les os par l'intermédiaire des tendons. Il sont dits ''striés'', car l'organisation des myofibrilles contractiles (actine et myosine) dans les fibres musculaires leur donne cet aspect strié lorsqu'on les observe au microscope.

myoblaste : cellule précurseur (qui va donner) des cellules (ou fibres) musculaires.

myocarde : muscle cardiaque.

myofibrille : enchaînement de molécules d'actine ou de myosine participant à la contraction.

myofilament : au niveau moléculaire, les stries des myofibrilles sont formées par une disposition ordonnée de deux types de filaments de protéine ou myofilaments à l'intrieur du sarcomère. Les filaments épais sont composés de molécules de myosine, les filaments fins d'actine.

myoglobine : protéine spécifique des muscles squelettiques et cardiaque, elle intervient dans leur oxygénation. La myoglobine a une très forte affinité pour l’O2 à 37°C (supérieure à celle de l’hémoglobine).

myosine : volumineuse protéine constituant les filaments épais du muscle strié et qui se déplace sur les filaments d'actine, grâce à l'hydrolyse de l'ATP, permettant ainsi la contraction musculaire.

nerf moteur : voir motoneurone.

nerf sensitif : transmet vers le cerveau des perceptions et/ou des sensations perçues dans/sur le corps.

neurone : cellule du système nerveux qui transmet à distance un signal nerveux à d'autres neurones ou à d'autres cellules (fibres musculaires…). Les nerfs rassemblent le prolongement de plusieurs neurones.

neurotransmetteur : petite molécule informative sécrétée par la cellule nerveuse présynaptique au niveau d'une synapse chimique pour relayer le signal vers la cellules post-synaptique, qu'il s'agisse d'un autre neurone ou d'une cellule musculaire.

plaques d’adhérence : elles servent d’intermédiaire entre des molécules de la matrice extra-cellulaire et, à l’intérieur de la cellule, les microfilaments d’actine du cytosquelette. Les récepteurs membranaires assurant les interactions cellule/matrice extra-cellulaire au niveau des contacts focaux appartiennent à la famille des intégrines. D’autres protéines cytoplasmiques sont nécessaires pour assurer le lien entre le domaine cytoplasmique des intégrines et les microfilaments d’actine. On les appelle également contacts focaux ou adhérences focales.

réticulum sarcoplasmique : réseau de cavités intra-cellulaires qui joue un rôle important dans la synthèse des protéines.

sarcolemme : double couche de phospholipides limitant la cellule musculaire, en contact d'une part avec la matrice extracellulaire et d'autre part avec le sarcoplasme. Elle contient un certain nombre de protéines spécifiques membranaires ou transmembranaires, qui interviennent dans son fonctionnement ; les unes servent d'ancrage pour le cytosquelette, comme le complexe dystrophine-protéines associées (DAP), les autres permettent le passage de certaines molécules à travers la membrane (pompes et canaux ioniques).

sarcomère : unité contractile répétitive de la myofibrille du muscle strié, limitée par deux stries Z voisines, centrée par la bande M et formée de l'intrication de filaments fins (bande I) et de filaments épais (bande A). L'organisation tridimensionnelle des filaments fins et épais, leur cohésion dans le sarcomère et leur connexion avec le sarcolemme sont assurées par un troisième type de myofilaments : l'a-actinine, la titine, la nébuline, la myotiline, la myomésine, la protéine M, la desmine et la skélémine.

sarcoplasme : délimite cytoplasme de la cellule musculaire.

synapse : voir jonction neuromusculaire.

système tubulaire transverse ou système T : invagination tubulaire de la membrane plasmique de la fibre musculaire qui entoure les myfibrilles au niveau de chaque strie Z ou à la limite entre les bandes I et A. Bien que ces deux systèmes soient indépendants, les liens fonctionnels entre le réticulum sarcosplamique et les tubules transverses sont étroits au niveau des triades.

tendon : extrémité d'un muscle qui est fixée à l'os.

terminaison nerveuse : extrémité d'un neurone qui entre en contact avec la cible qu'il doit exciter.

thérapie cellulaire : processus par lequel on transfert des cellules (modifiées ou non) dans un organisme dans un but thérapeutique.

thérapie génique : processus par lequel on transfert un gène dans un organisme dans un but thérapeutique.

thérapie génique ex vivo : type de thérapie génique qui consiste à prélever des cellules sur un patient, à les modifier génétiquement avec un vecteur viral porteur du gène thérapeutique en dehors de son corps, puis à les réintroduire chez le même patient.

thérapie pharmacologique : traitement par médicaments (molécules contenant des principes actifs).

tissu : ensemble de cellules de structure semblable spécialisées dans une même fonction (ex : les cellules du muscle dans la contraction musculaire).

tissu conjonctif: on en distingue deux types : le tissu conjonctif lâche (caractérisé par une abondante matrice extra-cellulaire dans laquelle baignent les fibroblastes), et le tissu conjonctif dense (riche en fibres, pauvre en cellules et substance fondamentale, qui a une fonction essentiellement mécanique. C’est le cas des tendons, ligaments et aponévroses par exemple).

titine : protéine localisée entre les myofilaments et qui participe à la contraction musculaire en assurant l'élasticité du dispositif et sa cohésion.

triades : véritables synapses intracellulaires qui assurent les connexions fonctionnelles entre le système tubulaire transverse et le réticulum sarcoplasmique. A ce niveau, les canaux calciques de type L (sensibles à la dihydropyridine) des tubules transverses sont en apposition avec les canaux calciques ( récepteurs de la ryanodine) du réticulum sarcoplasmique.

unité motrice : ensemble constitué par le motoneurone et toutes les fibres musculaires qu'il innerve. Un muscle est souvent innervé par plusieurs motoneurones et contient donc de nombreuses unités motrices.



Les définitions proviennent de diverses sources : le cours d’histologie de PCEM1 du CHU-PS P6 (2005-2006), le site de l'AFM ou le site de l'Institut de Myologie.